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Compte Rendu

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 BORDEAUX - MADRID 2005

VENDREDI 30 Juin 2005

13 h 30 : Faux départ de chez Xavier , puisque celui - ci est prévu le 1er Juillet à 6 heures de Bordeaux pour le pays de Cervantes.A Bordeaux , la veille du départ : coucher au " Star Hôtel " qui nous a déjà hébergé pour Bordeaux - Paris 2002 et dîner au  " restaumarché "tout proche qui offre un excellent rapport qualité - prix.Il est convenu que Jean -Yves retrouve le groupe le lendemain matin au premier point de contrôle et de ravitaillement à Tartas .

SAMEDI 1er JUILLET 2005

La cadence des 140 premiers kilomètres est assez soutenue grâce au relief des Landes.Nous apprenons au contrôle que Xavier a évité une chute dans le peloton au km 130 . Nous portons secours avec notre boîte à pharmacie à un coureur d ' Amboise .Le premier incident technique arrive à Jean - Pierre qui avec l'aide d'un artisan local répare un rayon d' une roue. Yves abandonne suite au rythme trop élevé depuis le départ .Et c'est reparti ! A l' assaut du Pays basque ! Jean - Yves est chargé par Xavier de trouver un restaurant sympa pour la halte du déjeuner. Arrêt à Habas à " l'auberge du Cheval blanc " avec au menu une spécialité régionale : la soupe à la garbure .Il faut emmagasiner des forces pour attaquer dans l 'après-midi les premières difficultés de la course  : le col des Palombières , le col d ' Ibaneta ,et le passage de la frontière .Au contôle à Lantabat , Jérôme abandonne à cause d' une tendinite au genou .  Voilà Jean -Yves avec deux compagnons de route ! ! ! ! C'est l'ascencion des cols sous les premières chaleurs, prémices du climat de l 'Espagne toute proche. Le premier boulot d ' assistance de Jean- Yves avec l 'aide de Yves & Jérôme est de rafraîchir assez souvent les rescapés du groupe . Pause photos et récupération au sommet du col d Ibaneta où nous attendait Jean Pierre qui s'était échappé entre temps , après le passage de la frontière à Arnéguy. Et  également l' achat de la première bouteille de " pastis " détaxée par Jean-Yves et un arrêt forcé de l' assistance par la gendarmerie espagnole pour un contrôle d ' identité.Après les premières difficultés , et mures réflexions, nous décidons de faire une étape à Auritz-Burguette dans un petit hôtel tenu par une mère & sa fille.Après un repas solide dans une auberge du village , un sommeil réparateur nous attend , même pour Xavier qui n'a pas présenté de pièce d'identité aux hôtesses .

DIMANCHE 2 JUILLET 2005

Départ à l'aube , pour quelques - uns , puis plus tard pour les autres motorisés bien sûr ! Avec quelques surprises pour tous sur le parcours : rues défoncées dans le village de Tiebas par des travaux , déviation avec une côte à 20% .Traversée de la Navarre et de la région de la Rioja .L'arrêt déjeuner s'est fait en ordre dispersé .  Arrêt pour les uns à l'ombre d'une terrasse de café et dans une cave pour deux autres . C'est l 'étape où le thermomètre flirte avec les 35° , le remplissage des bidons très fréquent nous permet de sympathiser avec un groupe d 'Italiens . On aperçoit les premières cigognes .Nous décidons , après l ' ascesion des cols de d'Oncala (1404 m ) et d' Altode Lubia (1080 m) de nous arrêter à Almazan pour être en pleine forme pour la dernière étape du lendemain . Le propriétaire du restaurant " St Pedro " nous propose: un appartement pour nous héberger et un repas de spécialités . Surprise ! Au coucher dans  l'appartement Jean-Yves découvre une intruse dans la salle de bain . . . . .

LUNDI 3 JUILLET 2005

Le départ s'effectue le lendemain avec une heure de retard sur l'horaire prévu à cause d'une panne de réveil de JP . C'est la dernière étape de 132 kms avec un thermomètre à 40° . De grosses bosses à répétition . Un pastis bien frais apprécié lors du pique-nique à l'ombre qui se fait rare .JP découvre dans les buissons de la lecture intéressante et remontante . . . .Les 25 derniers kilomètres offrent un peu de plat dans la plaine de la Mancha. Un fort vent de face nous freine dans notre progression vers Algete lieu d'arrivée dans la banlieue de Marid . Après une bonne bière , que nous avons eu un mal fou à nous fair servir , une bonne douche ,le rangement des vélos sur le mini - bus , nous prenons la route de Madrid pour rejoindre notre hôtel .Heureusement les chambres sont climatisées .Nous passons une bonne soirée dans une taverne madrilène où la sangria a coulé à flot sur les succulentes charcuteries espagnoles (Tapas dans la Bodega !!! )

MARDI 04 JUILLET 2005

 Nous décidons de pousser jusqu'à Etarreja au Portugal après une séance photos pour les sponsors . Donc nous allons rendre visite à nos amis Portugais d 'Avanca .  Des liens se sont tissés lors de précédents raids " La riche - Estarreja ". (1983 & 2003 ) . Arrêt pique-nique sous les oliviers arrosé d'un vin rouge avec curieusement une étiquette à l' appellation "Catania ". Arrêt souvenir à "Ciudad de Rodrigue " ville étape lors du raid de 2003 . Photos des cigognes sur l'église . Pause café dans un petit bar et quel n'est pas notre surprise : l ' avenue de grammont dans le poste de télé . . . . c'est arrivée de l'étape du Tour de France en direct à Tours ( Bonnen au sprint ) .Nous arrivons en fin de soirée à Estarreja à l'hôtel " Santiago ". Une bonne douche et en route pour  " N'gola " pour des retrouvailles avec le patron , les serveurs & nos amis cyclistes. Nous dégustons les spécialités de fruits de mer  : notamment le poulpe grillé , le tout arrosé de " vino verdé ".Nous rentrons à l' hôtel à une heure fort avancée , dans une chaude ambiance et un parcours mouvementé avec au volant du mini-bus un des serveurs du " N'gola " un vrai " Schummacher " local , pour un sommeil réparateur.

MERCREDI 05 JUILLET 2005

Après une grasse matinée , nous retrouvons Xavier parti en éclaireur dans le bourg pour essayer de rencontrer les amis du club d' avanca afin de les prévénir de notre arrivée . Après quelques achats nous pique-niquons , en direction de St Jacinto , dans la lagune par un raccourci hasardeux de Xavier . Jean-Yves est en petite forme . . . . . ......Après la sieste de Xavier , nous faisons quelques photos d' embarcations locales et prenons la direction de l 'hôtel . Arrêt à " Los Mosqueteros " ( Intermarché ) pour des achats de souvenirs ( alimentaires ! ! ) Nou nous changeons pour répondre à l' invitation de nos amis portugais . Nous regagnons à nouveau le restaurant N'gola pour un repas très copieux et bien arrosé en compagnie de : Leonel , Annibal , Artur , Vïtor et les autres .

JEUDI 06 JUILLET 2005

Ce matin sortie vélo prévue la veille avec Leonel à St Jacinto qui se fait sans Jean-Yves ( notre chauffeur, il ne fait pas de vélo ....mais je pense que même s 'il en faisait , il ne pourrait pas rouler . . . . ) Il reste au lit ! ! ! ! Retrouvailles à midi pour tout le monde et déjeuner à St Jacinto avec nos amis portugais dans un petit resto couvert de tôles et barbecue géant à l'extérieur . Au menu " Calderada " ( sorte de bouillabaisse ) arrosée de vino verde : ambiance joyeuse .Dans l'après-midi nous faisons une ballade en bâteau pour traverser la lagune. En fin d' après-midi nousnous arrêtons chez Leonel pour           l'apéritif avec sa famille  .Nous dégustons les chorizos locaux et la "piquette "vendangée par son père .Ce soir dîner d'adieu concocté par le restaurant "Quinta du Gama "à Avanca. Retour à l 'hôtel après avoir pris une photo de Bernard passant sous les jets d'eau de la fontaine de la place .

VENDREDI 07 JUILLET 2005

Départ à 5 heures ( heure portugaise )car nous avions décidé de rentrer le même jour à Tours . Après un ultime pique-nique au même endroit que du raid de 2003 : la fontaine de Burgos et un arrêt à la frontière à Behobie ( achats détaxés ) nous arrivons à Tours à une heure fort avancée devant chez Xavier , fatigués mais heureux de notre belle ballade ibériquo - lusitanienne .

Récit de Jean Yves Catania

Précision à ceux qui vont lire ces quelques lignes : il est vrai que l' on pourrait croire que nous ne faisons que manger et boire ! ! ! ! Nous faisons aussi du vélo ......Jean-Yves n'a pas la même approche du vélo que ceux qui pédalent  ! ! !

JPO

 

Tour de Corse 2008


 
SAMEDI 19 AVRIL :
A 18H00 tout le monde était au rendez-vous, pour le chargement du véhicule, même pas une personne en retard ! Tout le monde avait bouclé ses valises, sauf le Président de La Riche, débordé par la réalisation de la  » plaquette surprise «    du séjour en Corse.
On a réussi à tout loger : les deux tables, la tonnelle, les valises, les glacières,
les roues….Sans oublier : les cintres avec toutes les chemisettes du chauffeur.
L’opération chargement s’étant déroulée relativement rapidement, la décision fut prise d’aller prendre un verre chez  « Rosa, aux Montils » . Le premier demi bu, Jean-Yves proposa de nous offrir un deuxième , mais au moment de régler l’addition il n’avait en poche que cinq malheureux euros ! ! ! ! Il fit donc une ardoise !     
 
 
DIMANCHE 20 AVRIL :
Départ à 7H02 et quelques secondes, incroyable mais vrai « on est encore à l’heure ! »
La mét0 Juin 2005éo ne nous est pas favorable, la route va être humide, Olivier constate une fuite d’eau dans le camion, rien de bien méchant, juste une porte mal fermée ! …..
Deuxième incident à côté de St Etienne, nous remplissons le réservoir du camion et au moment de régler, on nous annonce que la station ne prend pas les cartes bleues à cause d’une panne d’informatique (affichée sur les pompes, mais vu par personne), il nous faut régler par chèque ! Et le chéquier se trouve dans un sac au fond du coffre, il faut donc sortir la moitié des bagages.
13H15 arrêt pique-nique un peu avant Valence, sur l’aire de repos Izadrome. Le soleil est de retour, mais pas la grande chaleur. Jean-Yves tourne en rond comme une poule qui à trouvé un couteau « mais où est passé le bouchon de ma bouteille de pastis ? Ha vraiment les gars vous ne faîtes attention à rien ! » Ils sont taquins avec notre chauffeur, mais il faut bien le détendre, et ceci n’est que le hors d’œuvre ! Après un petit café pris à la station ,  nous reprenons la route « il ne faut pas louper le bateau,
et prévoir : si par exemple, on est victime d’une crevaison ! »
19H00 Arrivée à TOULON. Jean-Yves qui connaît bien la ville, nous fait visiter les parkings souterrains de Carrefour : très pittoresque ! Mais pas de station service !
Finalement nous nous rabattrons sur une station Total, et il était temps que l’on s’arrête, la roue avant du vélo de Pascal était en train de nous fausser compagnie. La météo est pitoyable, 15°, pluie battante,  « le Nord ! ». Pot de départ devant la gare au « Terminus » le serveur raconte quelques blagues à Gégé.
21H45. Nous sommes dans la file d’attente pour l’embarquement, il fait toujours un temps de chien ! Tout le monde reste au chaud dans le camion.
22H30. Départ vers le large à bord d’un ferry de la compagnie « Corsica ferries »,
Un très bel engin, avec 500 véhicules dans ses soutes et 1800 personnes embarquées ;
Après un rapide tour du propriétaire, nous nous dirigeons vers la salle de restaurant.
 
Le personnel italien est très joyeux, Bernard l’est beaucoup moins, il est plutôt blanc le garçon ! Il avalera son repas sans dire le moindre mot, le tangage ne lui convient pas du tout. La radio du bord annonce des promos sur les cabines, Jean-yves, Olivier, Yves, Jany, ferons cause commune, pour en acquérir une.
23H30 Petite balade digestive dans le bateau (sauf pour Oliv. Dodo) pose café pour tout le monde. Puis chacun regagne son couchage .
23h45. Extinction des feux.
 
LUNDI 21 AVRIL :
6h00. Réveil par la radio du bord, les côtes de la Corse sont en vue. La nuit a été calme pour tout le monde, petite vitesse du bateau plus mer d’huile: ceci explique sans doute cela !
6h30. Petit-déjeuner à bord, ensuite tous sur le pont pour une séance photo.
7H05. Nous touchons le sol corse…Depuis le temps qu’on en parle....ça y est , nous sommes arrivés ! Petite visite d’Ajaccio en véhicule, à la recherche d’un coin tranquille pour s’équiper et enfourcher nos montures. Le parking d’un supermarché Casino nous semble idéal, nous nous réfugions derrière une benne à ordure afin de respecter un peu de discrétion, tout le monde n’est pas obligé de voir nos fesses ! Mais, malheureusement, alors que nous nous affairions à nous changer, un camion est arrivé pour récupérer la  benne, vent de folie, sauve qui peu, et une franche rigolade « le seul endroit où il ne fallait pas se mettre, on y était !  ».
8h30. Départ vers Porto. Première petite montée et premier incident. Yves perd la vis de la molette de son dérailleur arrière, il continuera donc le voyage dans le camion, ce qui fait le bonheur de Jean-Yves : il aura quelqu'un avec qui discuter !
10h30.  Pose casse-croute, peu de circulation, quelques vaches pour compagnie, sous le soleil et une vingtaine de degrés. Mini briefing, la décision est prise de déjeuner dans les calanques de Piana . Le chauffeur et son co-pilote ont la charge de nous trouver un endroit sympa. Nous reprenons la route chacun à sa vitesse, nous découvrons le beau spectacle de la Méditerranée, des roches rouges rosées.
12h03 le camion est installé sur un minuscule parking, les tables sont mises, et l’emplacement avec vu sur les calanques est on ne peu plus rêvé : « bravo les gars pour ce magnifique endroit ! « Nous commençons l’apéro, lorsqu’un monsieur nous demande s’il était possible que nous quittions l’endroit assez rapidement, car il est en plein tournage d’un film avec Sandrine Bonnaire, et évidement nous ne cadrons pas dans le décor.
Bernard ronchonne : « j’en ai rien à foutre moi, de Sandrine Bonnaire ! ». Nous décidons de faire preuve de courtoisie, et nous quittons le camp sans trop de précipitation, quand même ! Descente rapide vers Porto, puis direction la variante qui doit nous mener à Evisa. Nous empreintons la D124 pour rejoindre le très beau petit village de Ota, la surprise du jour se sont les gros travaux de voirie, surtout pour Bernard qui en profitera pour embrasser le sol ! Rien d’abîmer: ni le bonhomme, ni le vélo, mais le Berrichon ronchonne encore ! La pente devient de plus en dure et la fatigue se fait sentir. Le groupe s’arrête à quelques kilomètres du sommet, des cochons se baladent au milieu de la route, pas farouche les bêtes ils nous mangeraient le pain dans la main ! (Chose faite) tout le monde fait demi-tour, sage décision quelques minutes plus tard ont auraient eu droit à un orage de grêle.
15h30 Arrivée à l’hôtel « le bon accueil », le patron c’est un charentais, l’établissement fait également bar, tabac, journaux et souvenirs. Le local à vélos est bas du plafond, pauvre Pascal, il doit se plier en deux pour y rentrer. Prise des chambres, douches, puis ballade dans Porto, pose au soleil de la terrasse d’un bar devant un bon demi, seul Olivier fera l’escalade de la tour génoise, c’est notre photo reporteur !
19h30 en route pour le resto « le moulin », accueil par le personnel fort sympathique, apéro local « cap corse » et myrte en dessert…Que du local. Ha oui j’oubliais, l’arbrisseau le myrte est du masculin, mais la myrte (sous-entendu la liqueur) est usuellement féminin, un peu de culture de temps en temps ne fait pas de mal !
Retour à l’hôtel à 22h. 
 
MARDI 22 AVRIL :
7h00 levé, petit déjeuner, 8h05 départ direction Calvi. Côte très découpée, soleil, encore une fois c’est un régal pour les yeux. A la bifurcation de Galeria, petite erreur du chauffeur du bus, qui envoie Bernard, Jany, Pascal, dans la mauvaise direction, pas trop grave, malgré un vent défavorable. Pique-nique au pied de la citadelle de Calvi, prés d’une voie de chemin de fer, qu’il faut traverser pour être au bord de la grande bleue. Visite de la ville à la recherche d’un mécano vélo pour Yves.
Je ne sais pas si on a pris le meilleur, mais après avoir essayé 3 dérailleurs et au bout d’une heure et demi d’attente nous avons pu reprendre la route en direction de Calenzana. Petit col pour rejoindre le village de Zilia, pose dans un bar tenu par un retraité des eaux (et artiste dans les bois entrelacés) il connaît bien le loir et cher, Romorantin pays natal de Jany. Descente sur l’Ile Rousse notre ville étape. Mais qui dit descente dit Nanard à la traîne et qui dit Nanard à la traîne dit Nanard perdu dans la montagne. Il a donc fallu prendre le camion pour retourner le chercher, comme « d’ab »
19h00 Arrivée à l’hôtel restaurant « le grillon », les photos vues sur le net, sont quelques peu trompeuses, mais l’ensemble reste correct. Repas vers 20h, puis dodo à 21h50…. Sauf pour jean-yves, yves, bernard, xavier, visite de l’île rousse « by night » dégustation d’une pietra :  bière pression corse et la conversation s’engage entre le serveur un Corse pur jus et Jean-Yves qui a son parler de tourangeau « c’est ravitaillé par les corbeaux ici » le serveur n’a pas très bien pris le sens de cette phrase, après explication du côté sympathique de cette dernière nous quittons les lieux. Moralité il faut toujours tourner 7 fois sa langue…….23h00 extinction des feux. Nuit difficile avec Jean-Pierre porte qui claque et courant d’air, obligé à 3h15 de bloquer la porte avec une serviette, et tout ça pour une fenêtre ouverte que l’on a pas vu !
 
 
MERCREDI 23 AVRIL :
7h30 petit déjeuner, 8h10 départ pour le centre de la corse et la ville de CORTE.
Démarrage par un petit col de 19 kilomètres, avec une vue imprenable sur la Balagne, et la baie de l’île rousse, jusqu’au village de SPELONCATO, juste une petite mise en jambe le plus dur reste à venir ! Arès un arrêt sur la place de ce joli petit bled, une discussion s’engage avec les autochtones. Ils nous conseillent vivement de couper à travers le village là où, la route est moins pentue. Si non, ils nous annoncent une petite rampe à 18% sur 1 km ! Mais ce raccourci était l’arbre qui cachait la forêt, une montée très dure de 7,5 kms nous attendaient, avec des passages à 16%. Chute de Bernard qui n’a pas eu le temps de passer sur son petit plateau, dur, dur également pour Jany obligé de pose pied à terre, avec son braquet de 39X23. Au sommet du col « di a Battaglia » seul Jean Pierre et Pascal réussirent l’ascension sans pose, pour les autres ce fut « sauve qui peu ! » 
Le pique-nique du midi, se fera au bord d’un torrent, en pleine montagne, près d’un pont génois. Jean Yves fera connaissance avec une vache. Plus de peur que de mal. La ballade se terminera par le col d’Orminanda, plutôt roulant, ou Jéjé et Oliv se tireront la bourre.      
17h45 arrivée à CORTE. Personne ne veut faire la variante de la « Restonica », tout le monde en à assez ! La vallée de la Restonica  sera donc, faite, à bord du camion. Un régal pour les yeux, cascades, torrents, rochers monstrueux en équilibres, petites bergeries, et de la neige au sommet, sur le parking du terminus il ne fait pas très chaud, juste le temps de faire quelques photos puis demi-tour. La petite route étroite est la même pour redescendre que pour monter, « ça doit être l’enfer au mois d’août ! » ( chaleur et voitures ! ! ! )
Devant l’hôtel « le sanpiero corso » nous avons une place royale pour le camion, trop beau pour être vrai ! La patronne (une portugaise pas trop sympa) nous explique qu’elle
attend un car et que l’emplacement est réservé, pauvre Jean Yves lui qui était si content !
Aux alentours de 20h nous nous rendons à pied, place Paoli, au restaurant « le Pascal Paoli » pour un repas dont tout le monde se lèche les babines : un bon rôti de marcassin ! La veille on a tous refusé de manger du sanglier, pour ne pas faire « doublon » avec aujourd’hui. Mais voilà, malheur, le cuisinier nous à tout simplement oublié….Pauvre Jean Yves ce n’était vraiment pas sa soirée ! La salle est très bruyante, un car de « vieux », plus un grand écran avec un match de foot, le top. Pour s’excuser le patron nous paie l’apéro, maigre consolation ! Mais vrai repas de cycliste : « des pâtes ! ».
 Retour à l’hôtel vers 22h30 pour un repos bien mérité. Réveil à 5h15, merci le camion poubelle.
 
 
 
JEUDI 24 AVRIL :
7H30 petit déjeuner avec les passagers du car (de la veille), beaucoup moins bruyants Jean Yves stress : « nos valises, les gars, il faudrait pas qu’ils les mettent dans leur car par erreur ! » Bernard, en chevalier servant descend surveiller NOS valises…..
Préparatif des vélos devant un groupe d’étudiant, très curieux de notre expédition.
Ils nous posent mille et une questions avec leur bel accent local. L’un d’entre eux interpelle Jany : « Hé ! Monsieur, il va falloir changer votre vélo, il est trop vieux ! »
8H20 Départ en direction de Solenzara, petite montée d’une dizaine de kilomètres,
jusqu'à Venaco, un bon réveil musculaire ! Puis virage gauche pour une belle descente,
tellement belle qu’au kilomètre 16,5 Jéjé, Jany, Yves, oublient de tourner à droite en direction de Noceta, première variante de la journée. Xavier, bon descendeur est devant, inquiétude d’Olivier : « le président est-il sur la bonne route ? », Jean Pierre le rassure, pour lui ça ne fait aucun doute : « on va le retrouver plus loin, à la terrasse d’un café devant un ½ ». Il avait à moitié raison, le président était effectivement sur la bonne route, mais malheureusement, dans ces villages perdus de montagne, il n’y a même pas «  un troquet ».
Pendant ce temps, J.Yves, a continué la descente, au volant du minibus, à la recherche des trois brebis égarées. Regroupement général de la troupe, au sommet du col de Rospigliani 644m. Après avoir traversé plusieurs petits villages très isolés, dans une descente nous installons le pique-nique, et pour la première fois, nous montons la tonnelle. Une seule voiture est passée durant toute la durée du casse-route : « ici, au moins on n’est pas pollué par les gaz d’échappement ! ». Les spécialités corses ( solide et liquide ) ingurgitées, nous repartons en ordre très dispersé. Résultat, tout le monde c’est perdu ! Les téléphones portables ne passaient plus, les pancartes pour indiquer la route étaient trouées de balles ou bombées en noir, voir carrément disparues ! Et comme disent les corses : « A quoi ça sert ça ? Nous on sait ou on habite ».
Jean Pierre fut le premier à rejoindre Solenzara, en ayant sérieusement coupé le circuit, Pascal trouva une autre option et arriva un peu plus tard. Bernard attendait sur le bord de la route des indications, qu’il obtiendra dès que les portables fonctionneront de nouveau. Yves, Jany, Xavier errent dans la montagne, au milieu des vaches et des cochons sur des routes défoncées, résultat : « double crevaison, pour
Jany, roue avant et arrière ! ». Le camion finit par les retrouver, et ce fut la délivrance de ce maquis corse, arrivée à l’hôtel vers 16 heures. Mais aucune nouvelle de Jérôme et Olivier, seul chose rassurante : « Olivier a une carte détaillée du secteur ! » et dans ce jeu de piste, ils furent les seuls à effectuer le circuit final en entier, vraiment : « bravo ! Les gars ». La fin de leur périple se termina à 17h15.
L’hôtel « Mare è Festa » est tenu par deux ritals d’un âge mûr, bien bronzés aux airs de « mafiosi ». Ils ouvrent la saison avec nous, et nous proposent des bungalows (avec kitchenette) en bord de mer (30 mètres environ) plus luxueux que prévu, et le tout au même prix ! Après une douche très javellisée, petit tour en ville avec, ce qui devient traditionnel, la pose « Pietra ».
 
Puis apéro au bungalow du Président . Sur la terrasse un bon « Cap Corse », dans des verres à dents très, très fragiles ! Puis direction la salle de restaurant où nous attendait une superbe paella, arrosée comme il se doit d’un " petit vin corse " fort goûteux. Suivi de l’inévitable myrte (le ou la, le débat fait toujours rage), Jean- Pierre a de la voix, il nous raconte ses péripéties de « troufion ». La montre d’Olivier sonne, il est 22h30 .Il s’éclipsera discrètement au lit . Le reste de la troupe continuera les palabres pendant encore une bonne demi-heure, avec les éclats de rire de notre Gégé national. Bernard est un peu hagard et fatigué, tout le monde a de belles couleurs, suite au beau soleil qui nous a accompagné toute la journée.
 
VENDREDI 25 AVRIL :
8h00 petit déjeuner sur la terrasse du restaurant . Cette dernière surplombe la mer, un beau soleil nous accompagne, pas un gramme de vent : « que du bonheur ! », on resterait bien ici quelques jours. Mais il nous faut repartir, direction Bonifacio.
Au menu le col de Bavella (1218m), avec des passages assez pentus. Les kilomètres des jours précédents commencent à peser lourd dans les jambes, Olivier traîne derrière, il a du mal à mettre en route, mais aucune inquiétude, quand le moteur sera chaud il va réapparaître, et ce fut le cas. Le groupe est explosé dans la montagne, les deux grands JP et Pascal caracolent en tête, suivi d’un peu plus loin de Jany, puis les uns après les autres, Oliver, Jérôme, yves, Xavier montent à leur vitesse. Arrêt a mi-pente pour un « ravito », eau, coca, bananes, etc. De quoi recharger les batteries.
Notre chauffeur est heureux, il a pu faire les courses la veille (2 poulets + du saucisson d’âne pour son Président). La deuxième pose se fera au sommet du col de Bavella. Beaucoup de monde vient découvrir ce magnifique panorama, de belles aiguilles, un groupe d’alpinistes y sont accrochés : « âme sensible s’abstenir ! ».
Bernard grogne : « je suis tombé, je suis allé au fossé, à cause d’un bûcheron qui a coupé un arbre devant ! ». Arrive « gégé » qui lui aussi n’est pas content, il râle après un « con » de car de touriste, qui lui a refusé le passage et l’a également fait tomber.
Heureusement dans les deux cas, plus de peur que de mal, juste quelques petites égratignures. La descente de Bavella sera fraîche, mais agréable, très belle route !
A Zonza nous entamons une discussion avec un groupe de motards, qui s’étonnent de la vitesse à la quelle nous descendons, ils en profitent pour étudier nos vélos. Nous avons choisi de fait la pose pique-nique, dans des bois, au sommet du col de Pelza (874m), au menu poulet, saucisson d’âne, etc.….Pour la digestion des routes larges, bien entretenues et un col roulant (col de Illarata 991m). Yves en profite pour crever de la roue avant. Au sommet, nous avons une superbe vue sur la baie de Porto Vecchio. La descente fut un régal pour les descendeurs. Après un regroupement général, nous entamons la visite de Porto Vecchio. Jean-Pierre nous dit bien connaître la ville, mais malheureusement, une petite erreur de ça part, nous impose une grimpette pas piquer des vers : « plus de 20% », beaucoup de monde à pied, sur cette mauvaise route bétonnée. Pose café, sur une petite place de la ville haute, puis descente sur le port.
 Nous voilà sur la N198, avec des grandes lignes droites, relativement plates, avec un vent ¾ face, rien de vraiment passionnant. Petite pose pour certain (dont nous tairons les noms) dans une cave, pour une dégustation et achat de vin local (le Figari) ils finirons le voyage en camion.
Arrivée à l’hôtel " des étrangers " aux alentours de 17h00. L’hôtel est encaissé dans une vallée adossée à une falaise de calcaire. Dernière grimpée de la journée, les escaliers plutôt raides qui nous conduisent aux chambres. Un couple d’anglais, est hilare, de nous voir avec nos valises trop lourdes, grimaçant et regrettent de ne pas avoir un rez-de-chaussée. 19h00 tout le monde embarque dans le camion pour Bonifacio.
Nous montons à la citadelle, pour découvrir la vielle ville, ses remparts, ses rues très étroites, et les escaliers très pentus qu’utilisent les locaux pour se rendre chez eux.
Un petit bar attire notre attention, de nombreux saucissons, saucisses sèches, coppa,
Jambons, pendent au plafond. Nous ne résistons pas au plaisir d’y entrer pour une petite dégustation, le tout accompagné de la traditionnelle : « Pietra ». 
20h30 rendez-vous au restaurant : « au son des guitares », avec une salle de restaurant particulière, semi-troglodyte et en pente, pour manger effet garanti. Au menu : « soupe corse, sauté de veau aux olives, fromage ou dessert ». Quand aux sons des guitares, on ne l’a jamais entendu, mais vu l’amabilité du serveur, il valait peut-être mieux ! Retour à l’hôtel tout à côté, à pied, même Jean-Yves n’a pas pris le camion. Tout le monde au lit pour un repos bien méritoire.
 
SAMEDI 26 AVRIL :
Levé tard pour une fois ! En effet tout le monde a choisi de ne pas rouler aujourd’hui.
Petit déjeuner à 8h30 tranquille, on en profite. Bernard a mal commencé la matinée il a glissé dans la salle de bain, et c’est abîmé le petit doigt. Il arrive dans la salle de restaurant, habillé en cycliste pour faire croire à tous qu’il veut aller rouler ce matin. Et ça marche plutôt pas mal ! Nous déposons tous les bagages dans le garage à vélo, puis vers 10h départ pour la ville haute de Bonifacio. C’est la journée achat souvenir : « cap corse, charcuterie, couteaux », et les retardataires envoient leurs dernières cartes postales. 11h15 le Président prend les commandes du camion pour descendre sur le port. A cent mètres avant de ce dernier, au détour d’un virage, une camionnette de la gendarmerie nous attendait. Evidement le chauffeur n’avait pas de ceinture et son co-pilote (Jean Yves) non plus, et ce dernier s’excitait désespérément en toute hâte de l’attacher, dans le genre discret on fait mieux !
Le gendarme : « bonjour les tourangeaux, contrôle d’alcoolémie, mais attention ce ballon détecte également la prise d’epo ! ». Le ton était donné, il faisait son « job » c’est tout. Il nous parle de son beau-père qui vit à Monlouis sur Loire, il s’occupait d’un club cycliste, et qu’il avait entraîné Frédéric Magnier. De plus à la caserne il y avait le frère de Florian Rousseau. Pour le reste, le contrôle d’alcoolémie fut négatif « ouf ! », Et il ne nous parlera même pas des ceintures, et ne nous demandera aucun papier : « Ça change du continent ! . Enfin sur le port, une surprise préparée par le président et Jean Yves attend l’équipe : « une ballade en mer. Jean Yves va de cabane en cabane afin d’obtenir le meilleur prix, l’entreprise « Rocca » sera retenue. Nous embarquons à bord du : « Talassa 1 ». Après être sorti du port, ballade au pied des grandes falaises de calcaire sur le quelle sont construites des maisons en surplomb.
Catania essai d’améliorer son italien avec une sarde ! Visite des calanques, dont les fonds marins sont transparents, avec des bleus turquoises : « ça donne envie de si baigner ». Le bateau entre dans une grotte, au fond, un trou dans le plafond, représente la corse a l’envers et laisse passer le soleil, qui éclaire ce beau lieu. De retour sur le port, tout le monde enfile sa tenue de cycliste, pour la photo de famille.
13h chargement du camion à l’hôtel, puis à 14h départ pour Ajaccio.
Nous avons oublié d’acheter du pain, et ne trouvant pas de boulangerie en route, nous décidons de nous arrêter dans un grill, afin de nous restaurer. L’apéro fût offert par Jean Yves, suite à un pari avec Jean Pierre sur la hauteur des falaises de Bonifacio. Jean Yves avait annoncé 250 mètres de haut, puis 150 mètres. Jean Pierre disait moins environ 80 mètres, et il avait raison ! (pour info les falaises varient de 60 à 120 mètres maxi ).
Nous reprenons la route pour Porpriano, où seront effectués les ultimes achats, qui se sont avérés beaucoup moins chers qu’à Bonifacio. Puis tout doucement nous zizaguons vers Ajaccio, doublé par des ardes de motards, très nerveux. Petite pose sur une plage située à proximité de l’aéroport d’Ajaccio, puis arrêt sur l’embarcadère pour le continent, mais le ferry n’était pas encore arrivé. Nous prenons notre dernier verre sur le sol corse au « premier consul ». Pendant que les inquiets se demandent ou est le bateau, les autres plaisantes, et ne refuseraient pas de passer une semaine de plus sur l’île.
21h15 nous nous engagons dans les files d’attente pour l’embarquement, et apparemment on a « zapé » le contrôle ! Jean Yves arpente le quai aux renseignements
Plus de peur que de mal, nous montons à bord sans aucun problème. 22h le bateau largue les amarres, nous quittons le quai. Nous arpentons les couloirs du ferry de l’avant à l’arrière afin de trouver un restaurant. Une fois le repas pris, JP, Oliv, Pascal s’activent à préparer le campement du soir. Ils vont « squattés » les banquettes de la salle de restaurant, plus confortable que les fauteuils de l’aller.
Débarquement à Nice vers 7h00. Ballade sur front de mer, le plein du camion est effectué dans une station service dépourvue de toilette. Heureusement il y avait un dépôt de gaz juste derrière…et bien temps pis pour lui ! Après l’achat de baguettes, de pain bagna, nous sirotons en terrasse un petit café au soleil. Des centaines de coureurs passent devant nous : « c’est la ballade dominicale des niçois ! ». Nous longeons encore un peu la côte, le chauffeur donne des cours de géographie, mais se trompe un peu dans le nom des villes, heureusement professeur Jean Pierre, assisté d’Oliver sont là pour le remettre dans le droit chemin. Nous remontons sur Lyon et le chauffeur montre des signes de fatigue (il n’a dormi que 4 heures sur le bateau), il laisse donc le volant aux deux Présidents, et fera une grosse sieste, à l’arrière du bahut ! Ni les flashs des appareils photos, ni la danse des pingouins, ne viendrons perturber son sommeil.
Arrivée à la capitale tourangelle à 20h15 tout le monde est content de regagner ses pénates, avec des images plein la tête de cette île magnifique , qui mérite bien son surnom d’ " île de beauté " .
 
 
 
 
 
FIN

 

 
 
 
 
 

 

Voilà mon résumé de ce séjour, dont j’espère vous garderez tous un excellent souvenir. Recevez d’ores et déjà toutes mes excuses, pour les fautes d’orthographe, les erreurs de jugement ou d’interprétation.
 
Votre Président



 

 

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